samedi 18 février 2012

Malphas - Patrick Senécal

J'ai terminé le dernier rejeton de Patrick Senécal, Malphas 1 - Le cas des casiers carnassiers. C'est l'histoire de Julien Sarkozy, un professeur de Drummondville qui a fait quelque chose de terrible et qui doit aller enseigner en région (à Saint-Trainlouin...la pognez-vous???? très loin...misère!) au cégep de Malphas où tous les rejets (profs et étudiants) de la société québécoise sont réunis. Julien se rend rapidement compte que rien n'est ce qu'il parait être à Malphas, surtout lorsque des restes d'humains s'écoulent de certains casiers.

Patrick Senécal nous offre ici un changement de registre. Alors qu'il nous avait habitué à de l'horreur (autant physique que psychologique) je crois que ce roman se classerait plutôt parmi un genre d'enquête policière fantastique. Senécal s'amuse ici avec tous les clichés du genre les annonçant même dans les titres de ses chapitres. Les personnages sont caricaturés à l'extrême à tel point qu'il n'ont presque pas de profondeur tant la caricature les définis principalement. On pense à ce personnage de journaliste étudiant qui utilise un language vraiment alambiqué. C'est drôle la première fois qu'on le lit, mais à la longue, c'est plus énervant qu'autre chose. De même que l'autre personnage qui dit à peu près toujours les mêmes choses inutiles.

Le roman écrit au Je se veut humoristique ( humour noir s'entend) et cet humour se présente surtout par les pensées non censurées du personnage principal. Mon opinion personnelle est que cet humour tombe plus souvent qu'autrement à plat. De plus, plusieurs ''blagues'' se veulent principalement des jugements personnels non appropriés et qui vieilliront très mal, comme ces commentaires gratuits sur V télé et sur l'ADQ (qui va s'en rappeler dans 5 ans?)

Pour ce qui est de l'histoire, c'est plutôt conventionnel dans la partie policière du roman, tous les clichés sont utilisés (je crois que c'était voulu de toute façon, mais ça ne veut pas dire que c'était une bonne idée). La partie fantastique était beaucoup plus réussies. On sent des choses malfaisantes à Malphas et surtout, l'auteur nous laisse entrevoir un canevas beaucoup plus large qui permettra de camper ses prochaines intrigues.

Une autre choses qui m'a plutôt déplu et ça commence malheureusement à être la norme dans les romans de Senécal, ce sont les scènes ''pornographiques'' gratuites et franchement inutiles. Ça n'apporte rien à l'histoire sauf peut-être pour stimuler les hormones de préadolescents en manque de sexe.

Reste que Patrick Senécal est un écrivain avec une plume efficace qui sait nous plonger dans une bonne histoire, mais tous les travers me rendront hésitants à poursuivre l'aventure lorsque le 2e tome sortira.

Pour ma part, encore une déception (mais pas trop grande) de la part de Patrick Senécal. Je m'ennui des Sur le Seuil, 5150 rue des Ormes, le passager, le Vide ses oeuvres quant à moi les mieux réussis.

mardi 31 janvier 2012

Rocksmith - Le Chaînon Manquant

Je me demande certaines fois pourquoi je n'ai plus le temps d'écrire. Rocksmith, jeux vidéo conçu par Ubisoft fait partie d'une de ces raisons. J'ai reçu ce cadeau à Noël.

Le concept? Jeu du style Rock Band ou Guitar Hero, mais avec la seule différence, et non la moindre, qu'au lieu de 5 pitons de couleurs, on branche une vraie guitare et on joue pour le vrai. Le principe reste le même, c'est-à-dire que l'on doit pincer les cordes au même moment que les notes arrivent en bas de l'écran, mais on doit se promener de haut en bas et de gauche à droite sur le manche. Pour chaque chanson, on peut choisir entre jouer uniquement les accords, jouer du note à note ou bien une combinaison des deux.

Est-ce que le jeux a fait de moi un meilleur musicien? Non. Car c'est bien de jouer les couleurs qui se présentent face à nous sur l'écran, mais il reste que ça ne nous apprends pas les notes qu'on joue, dans quelle gamme le morceau est écrits et tout ce qui touche la théorie musicale. Mais il faut bien l'admettre, c'est un jeu avant tout.

Est-ce que le jeu a fait de moi un meilleur joueur de guitar? Assurément pour une raison principal, elle me fait jouer de l'instrument. C'est comme l'écriture, si on n'écrit pas, on ne s'améliore pas. Le jeu m'aura à tout le moins permis de dépoussiérer ma guitare électrique que je n'avais pas touché depuis fort longtemps et de me faire jouer. La progression quant à mon habileté à me déplacer sur le manche se fait sentir de semaine en semaine. Juste pour ça, le jeu vaut son pesant d'or.

De plus, il y a des mini-jeux qui permettent de pratiquer certaines techniques comme les trémolo, les bends, hammer-on, pull-off, etc. De plus on peut pratiquer nos gammes, mais encore là, on apprend les formes, les cordes à jouer, mais on n'apprend pas (à moins de s'y mettre seul) quelles notes on joue, où est la fondamentale et surtout comment enchaîner diverse formes de la même gamme et la monter sur le manche.

Pour moi se fut le chaînon manquant, c'est-à-dire ce qu'il me manquait pour m'amuser tout en pratiquant mon instruments favori. Ce que j'aime aussi, c'est qu'en bout de ligne, lorsqu'on a maîtrisé une chanson, on peut sélectionner le mode maître, et jouer le morceau sans l'aide des du jeu, uniquement de mémoire et c'est véritablement là qu'on saisit l'étendue de notre progression et qu,on comprend qu'on pourra rejouer ces morceaux éventuellement sans se brancher sur le jeu.

samedi 28 janvier 2012

Autremonde - Tad Williams

Il y a longtemps que j'avais commencé cette série de Tad Williams (ma première de lui). Je ne suis pas un grand amateur de science-fiction, mais la prémisse de celle-ci me plaisit et j'ai accroché rapidement.

Dans un monde futuriste (peut-être pas si lointain que ça), les humains ont développé la réalité virtuelle très poussée. Les gens peuvent s'immerger dans des mondes virtuels (branchés directement sur leur système nerveux) et y vivre des aventures, ou tout simplement naviguer le web, participer à des fêtes, bref, c'est comme se plonger directement dans une 2e vie. Mais voilà que des enfants commencent à tomber dans des comas profonds après avoir été en bref contact avec une nouvelle réalité virtuelle, Autremonde. Ce monde a été fabriqué par les gens les plus riches et les plus puissants de la planète et est presque plus réel que la vie de tous les jours. Renie (dont le frère est dans le coma) tentera de pénétrer ce monde gardé secret afin de comprendre pourquoi son frère est dans le coma et trouver une solution pour le guérir. Plusieurs personnes pour diverses raisons se trouveront à se joindre à Renie et bien assez tôt, ils se renderont compte que contrairement à tous les autres mondes virtuels, Autremonde ne pardonne pas, si on y meurt, on y meurt vraiment...

La fresque est tellement grande qu'il est très difficile de l'expliquer en un seul paragraphe qui lui fera justice. Je trouve l'idée de départ attirante. Elle me plaisait beaucoup. Les personnages principaux, Renie et Xabbu, Paul Jonas, Orlando, Frederick, Cristabel et Sellars sont très attachants et on veut toujours s'avoir ce qu'il leur adviendra pas la suite.

Autremonde est un lieu qui contient plusieurs mondes plus fous les uns que les autres (Égypte ancienne, alice au pays des merveilles, etc.) Mais c'est là que ça se gâche un peu. On aurait dit que l'auteur avait tellement d'idées de monde fous à décrire, qu'il les fait succéder au gré des pages sans que ça semble vraiment pertinent. À un certain moment donné, on commence à se demander si tout ça va mener quelque part. La faute est peut-être dans la traduction française (8 livres au lieu de 4 en anglais), ce qui fait qu'on peut terminer un livre et il n'y a pas grand chose qui se soit passé.

De plus, au fil et à mesure, plusieurs personnages secondaires qui naviguent entre le principal et le secondaire viennent se greffer à l'ensemble sans que ce soit vraiment nécessaire. Tout le long, on se dit qu'ils auront finalement un rôle à jouer, mais plusieurs déçoivent énormément. Et au final, les ''Héros'' principaux finissent pas ne pas avoir un trop grand rôle à jouer dans le dénouement de l'histoire, ce qui nous laisse une impression d'avoir un peu perdu notre temps.

Au niveau de l'écriture, le style est simple et direct, pas ennuyant une seconde, mais pas passionnant non plus. Rien à redire sur cet aspect.

En résumé, l'histoire aurait gagné à être raccourcie d'au moins 500 pages ou plus et les personnages coupés de moitié. Mais j'ai tout de même apprécié de lire cette série, mais pas assez pour me replonger dans une autre saga de Tad Williams (même si on me dit le plus grand bien de l'Arcane des épées). Si vous voulez lire Autremonde, je le suggère en anglais, ça voute coutera approxiamtivement 40 $ pour les 4 livres au lieu de 100$ pour les huits livres en français.

mercredi 24 août 2011

La nouvelle façon d'écrire une histoire à succès

Elle est bien bonne celle-là!

Depuis que je lis des livres et des articles sur comment écrire des histoires efficaces, une chose fait l'unanimité : Garder le lecteur en haleine, le garder sur le bout de son siège, bref le surprendre.

Il me semble aussi que c'est la recette de beaucoup d'auteur qui essayent de faire croire que l'histoire va dans une direction et subitement, tout est chamboulé. C'est surtout le cas dans les nouvelles littéraires où la qualité de l'histoire est presque directement proportionnelle à la qualité de la chute.

Mais voilà qu'une étude semble démontrer que cette fameuse chute et même ce fameux dénouement surprise n'est peut-être pas aussi efficace qu'il n'y parait.

Voici le lien vers l'article en question.

Spoiler Alert: Stories Are Not Spoiled by 'Spoilers'

Bref, en résumé, ce que ça dit c'est qu'il y a plus à une bonne histoire que des retournement de situation et des surprises. Selon l'étude, les lecteurs qui conaissaient d'avance le dénouement de l'histoire appréciaient plus la lecture de l'histoire que ceux qui ne la connaissaient pas.

Bon, on peut être d'accord ou pas d'accord avec tout ça. Je retiens un exemple qui vient appuyer ce qu'ils disent: ces films ou livres qu'on relit plusieurs fois. C'est vrai, je lis souvent les livres deux, trois fois et même plus souvent que ça et ça ne m'empêche pas d'apprécier le livre et même le film.Et que dire du succès phénoménal de Columbo où les spectateurs savaient en avance qui était le meurtrier.

Donc ce qu'il faut retenir je crois, c'est que ce n'est pas nécessairement l'histoire qui est primordiale, mais bien le traitement et la façon de la raconter. Au lieu de trafficoter une surprise peu crédible juste pour en avoir une et tenter de surprendre le lecteur, peut-être serait-il mieux de simplement se contenter de mieux raconter son histoire ou de trouver une façon un peu plus originale de la raconter.

Quant aux fameux spoilers, personnellement, j'aime quand même mieux m'en tenir loin. La première lecture est pour la surprise, les subséquentes pour apprécier les subtilités qui nous avaient échappées.

mercredi 13 juillet 2011

L'attrait de la couverture

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais la couverture d'un livre est une des choses qui m'attirent à prendre un livre et lire le résumé. Ça ne devrait pas être pertinent, mais j'ai souvent tendance à acheter un livre qui semble un peu moins intéressant mais avec une belle couverture qu'un livre tout blanc avec un résumé intéressant. Entre deux histoires qui me semblent prometteuses, celle avec une belle couverture l'emporte toujours (ou presque).

Ça me rappelle mon premier salon du livre. Très jeune (10-11 ans?) N'ayant pas beaucoup d'argent, j'hésitait entre deux livres. Le premier, Quatre Destins de Daniel Sernine. Très belle couverture. Histoire qui semble aussi très intéressante.

Le deuxième, L'Héritage de Qader de Philippe Gauthier. Résumé somme tout aussi intéressant, mais couverture, beaucoup plus BD un peu mal faite. Ça pris 2 secondes et je me suis emparé de Quatre destins. Mais je revenais sans cesse vers l'Héritage de Qader qui semblait m'attirer, mais maudit que je n'aimais pas la couverture. Et bien après un très long moment, je prends aussi ce livre et me voilà avec mes deux premiers achats de livres à vie.

Verdict? Quatre Destins, très moyens, car je n'avais pas lu les autres de la série et d'après moi, le plus faible de la série de Neubourg et Granverger. L'Héritage de Qader? Il devint le livre que je qualifie de mon chef d'oeuvre de jeunesse. WOW! J'ai été bouleversé! (Philippe Gauthier, où es-tu????) Mes premiers écrits tentaient justement d'imiter un peu cette histoire.

Comme quoi il ne faut pas se fier à l'apparence d'un livre. Une petite pensée pour le mien dont on m'a souvent dis que ce qu'il y avait de moins réussi à mon livre, était sa couverture!

jeudi 19 mai 2011

Profils sociodémogrphiques de l'écrivain Québécois

À lire sur le site de gouvernement du Québec.

Profil sociodémographique écrivains

Je voulais partager le lien bien que je n'ai pas eu le temps d'analyser tout cela. On s'en reparle. Ou bien je m'en reparle tout seule ; )

En regardant les chiffres, rien n'est vraiment très encourageant. La plupart des écrivains n'en retirent même pas 5000$ ce, même s'ils y consacrent beaucoup de temps. 86% en retirent moins de 20 000$. Donc vaut mieux avoir une autre source de revenus. (tout dépendant de votre niveau de vie!) Ce qui me semble clair, c'est qu'il ne semble pas y avoir d'avenir à court terme pour mon profil à moi: moins de 40 ans, emploi à temps plein, bébé de moins de un an et consacrant moins de 1% de mon temps à l'écriture. Il me reste l'espoir d,y consacrer plus de temps à la retraite... dans 35 ans...oh my god!

lundi 2 mai 2011

Under Heaven


Enfin, depuis le temps que le dernier né de Guy Gavriel Kay est sorti et que j'étais impatient de le lire, voilà que c'est finalement fait.

Voici le résumé, en anglais, car il n'est pas encore traduit en français.

Shen Tai is the son of a general who led the forces of imperial Kitai in that empire's last war against their western enemies from Tagur, twenty years before. Forty thousand men on both sides were slain beside a remote mountain lake. General Shen Gao himself has died recently. To honour his father's memory, Tai has spent two years of official mourning alone at the battle site among the ghosts of the dead, laying to rest their unburied bones.

One spring morning, he learns that others have taken note of his vigil. The White Jade Princess in Tagur is pleased to present him with two hundred and fifty Sardian horses, given, she writes, in recognition of his courage, and honour done to the dead.

You gave a man one of the famed Sardians to reward him greatly. You gave him four or five to exalt him above his fellows, and earn him jealousy, possibly mortal.

Two hundred and fifty is an unthinkable gift, a gift to overwhelm an emperor. Tai starts east towards the glittering, dangerous imperial capital and gathers his wits for a return from solitude by a mountain lake to his own forever-altered life.


La lecture d'un nouveau roman de Guy Gavriel Kay est toujours un moment exquis pour moi; je sais que ce sera un des meilleurs livres que j'ai lus. Une fois de plus, il ne déçoit pas. À mon avis, un meilleur que son dernier, Ysabel.

Comme à l'habitude, Kay offre un univers imaginaire fortement inspiré d'une époque réel. Cette fois-ci, inspiré de la 13 dynastie Chinoise (Tang) qui est considéré comme l'âge d'or de la poésie chinoise. Ceci se fait considérablement sentir dans l'œuvre de Kay, car la poésie se trouve au centre de l'histoire et sert aussi fréquemment de métaphore à ce qui se passe dans l'empire. Ceci constitue aussi une première incursion de Kay en dehors d'un univers plus européens.

La trame narrative est toute de même convenue :un personnage qui ne demande rien se retrouve, à son insu et bien malgré lui, au cœur des intrigues politiques de sa nation. Mais au delà de l'histoire, ce qui façonne les romans de Kay,ce sont ses personnages d'une richesse époustouflante. Jamais noirs, jamais blancs, tout en nuances. Leur psychologie est bien développée et c'est celle-ci qui pousse les personnages en avant et non l'inverse, de telle sorte que chacun des gestes et comportements des personnages nous semblent réels et plausibles. Une fois de plus, ce sont les personnages des femmes qui volent la vedette, même si le personnage principal est masculin. Ces personnages nous démontrent à quel point le femmes, même si officiellement elles n'ont pas de rôle à jouer dans la politique, ce sont elles qui comprennent le mieux la nature des enjeux et qui détiennent un ascendant certain sur le cour des choses. Les hommes eux se contente souvent de problèmes plus puérils (immortalité, soif de pouvoir, assuré sa progéniture d'un avenir,etc.) (Clin d'oeil ici à nos bons politiciens!!!!)

Une fois de plus, le style d'écriture est sublime. Je crois personnellement qu'on se doit de lire Kay en anglais pour savourer complètement à quel point son écriture est fluide et poétique. Ceci-dit, j'en ai lu plusieurs en français et la traduction de Mme Vonarburg est excellente.

Le seul bémol que je trouverais à dire, c'est un peu le manque de paroxysme à l'histoire. Il manque cette montée, cette bouffée d'adrénaline juste avant la conclusion qui nous empêche d'arrêter de lire. J'ai arrêté une journée avant de lire les 75 dernières pages, ce qui est très rare dans mon cas. Ce qui fait que même si l'histoire est bien bouclée, on reste un peu sur notre faim.

Certains passages aussi agacent, comme cette partie de chapitre où on nous fait découvrir le personnage d'Amber. Tout de suite, le personnage semble très sympathique, attachant et on voudrait en savoir plus. On se dit qu'elle jouera un rôle important. Eh bien non. Le personnage est abandonné tout de go. Dans la duologie de la mosaïque de Sarance, ce genre d'intermèdes passait bien, car l'histoire était montée telle une mosaïque ou tous les morceaux, même les moins importants, participaient à former l'image d'ensemble, ici, ça tombe à plat.

En résumé,quant à moi, un de ses moins bon livres, mais meilleurs que ses deux derniers. Ce qui n'est pas surprenant, car à chaque fois que je lis un de ses nouveaux romans, je le trouve moins bon que tout ce qu'il a produit avant. Mais moins bon pour Kay, à mon avis, veut dire meilleur qu'à peu près tout ce qui peut se faire en fantasy de nos jours. Il faut précisé que je suis vendu d'avance.

Mon palmarès devient:

1 - Tapisserie de Fionavar
2 - Lions d'Al-RAssan
3 - Mosaïque de Sarance
4 - Tigane
5 - Une chanson pour Arbonne
6 - Under Heaven
7 - Last light of the sun
8 - Ysabel

(2-3-4-5 sont interchangeables au gré des jours)