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vendredi 25 mars 2011

Introduction d'une histoire: Lier le titre et les premières phrases

La première question que je me pose lorsque je commence à écrire une histoire est de quelle façon je vais la commencer. La dernière question que je me pose en général est quel est le titre de cette histoire. Généralement, ça fonctionne bien pour moi. Par contre, en lisant Comment écrire des histoires d'Élisabeth Vonarburg, je me suis aperçu qu'on pouvait lier le titre et l'intro pour produire des effets un peu plus intéressants comme un contraste ou un renforcement du titre. Ça peut créer ainsi l'envie au lecteur d'aller un peu plus loin dans sa lecture, ce qui est le but premier recherché par l'auteur.

Vonarburg donne l'exemple d'un ttire tel Les Colombes de la Paix avec en entré de jeu une scène de massacre. Le contraste est frappant. C'est peut-être un effet plus intéressant à placer dans une nouvelle où on a pas pas beaucoup de pages pour accrocher son lecteur, qu'un roman.

Je vais donner ici un exemple d'une de mes histoires en cours et montrer comment en pensant lier le titre et les premières phrases, je trouve que j'ai amélioré mon début d'histoire. (à mes propres yeux. À vous de juger.)

Un Monde en Équilibre sur une Corde (version 1)

«Prochaine station, Langelier»

Au son de la voix électronique, François se leva comme mû par un automatisme. Un réflexe implanté après maintes répétitions du même geste sous l'influence des mêmes paroles. Il lutta pour compenser les secousses du métro et garder son équilibre. Tout cela sans la moindre expression sur son visage.

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Bon est-ce que ça vous donne le goût de poursuivre la lecture? On peut voir ici (je l'ai réalisé par la suite) que je fais tout de même référence à l'équilibre dans mon premier paragraphe ce qui renvoit au titre. Mais bon, j'ai tout de même modifier l'intro en voulant lier un peu plus directement l'intro et le titre.

Un Mondenne Équilibre sur une Corde (Version 2)

Les cordes vibrèrent encore quelques instants en une parfaite harmonie. Le son se prolonge jusqu'à ce que la main du joueur de guitare vienne l'étouffer avec sa paume. François remisa son instrument dans son boîtier en prenant bien soin de ramasser tout d'abord l'argent que les usagers du métro avaient eu la bonté de lui laisser. Il mit sa guitare sur une épaule et son sac à dos sur l'autre et s'engouffra dans le premier wagon de métro qui s'arrêta devant lui.

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Bon, je relis l'exemple et c'est loin d'être aussi parfait que dans mon souvenir. Mais bon, j'aime bien ce deuxième essai pour les raisons suivantes: pour moi le mot corde dans le titre est plus significatif pour le reste de l'histoire qu'équilibre. J'ai dons tenté de le renforcer en commençant le récit par le mot corde. Deuxièmement, ce premier paragraphe me permet d'ajouter une certaine profondeur au personnage (un joueur de guitare dans le métro, donc un côté artiste).

Mais qu'à cela ne tienne, j'aimais tout de même mon premier paragraphe du premier essais ce qui fait qu'il se retrouve maintenant comme troisième paragraphe dans mon histoire.

Enfin, c'est peut-être pas le meilleur exemple, mais j'aime bien comment réaliser certaines choses face à l'écriture peut amener le récit ailleurs. (en fait, plus je le lis et plus je me demande vraiment si je l'ai améliorer tant que ça. )

Et vous, qu'est-ce que vous en pensez? Aimez-vous mieux le premier ou le 2e essais?

mercredi 21 juillet 2010

Prends moi pas pour un con - Deux ex Machina

Une généralité qui revient souvent dans les livres que je lis c'est ce fameux "contrat" qui existe entre le lecteur et l'écrivain, cette entente qui stipule (selon Vonarburg): " Mens-moi, mais fais ça bien!"

Je traduis librement par: "Prends-moi pas pour un con".

Je dois avouer que je suis pas mal d'accord avec ce concept. Il y a des choses que l'on peut se permettre en écrivant, mais il y a des bornes à ne pas dépasser. Cette borne par exemple est plus ou moins mobile selon le lecteur. Il vous est surement déjà arriver de fermer un livre en vous disant que ça n'avait pas de bon sens et qu'on ne vous y reprendrait plus.

L'une des principales erreurs des apprentis écrivains (et même des plus expérimentés) est le fameux Deus Ex Machina ou ce que j'appelle l'intervention divine. L'auteur sort un lapin de son chapeau au tout dernier instant ou à tout le moins il en donne l'impression. Ou bien il force sont histoire là ou ce n'est pas logique.

À ce moment, le lecteur peut se sentir manipulé ou même trahis par l'auteur.

Par exemple, le héros est sur le point d'être dévoré par un monstre sanguinolent et est acculé au pieds d'une falaise. C'est la fin. A non, c'est vrai dans le temps, il y avait un pont qui s'est effondré et une corde pend toujours et le héros peut maintenant escalader la falaise ou pire encore, une météorite tombe sur la tête du monstre, ou bien le héro se rend finalement compte qu'il avait un steak empoisonné sur lui et peut le donner à manger au monstre. Bon, les exemples ici sont un peu poussés, mais il faut comprendre le principe.

L'histoire ne doit pas avoir l'air arrangé par le gars des vues, car ça peut devenir frustrant. Dans mon cas, je lisais une histoire d'une jeune auteur québécoise publié chez Alire... on s'entend pas n'importe quelle maison d'édition. DE plus,. le magasine Solaris (disons que Alire et Solaris couche pas mal dans le même lit, enfin, du premier regard) a publié un très bon document intitulé: " Comment ne pas écrire des histoires" qui parle justement de ce Deux Ex Machina. Bref, dans ce livre, le héros est empoisonné et ne pourra survivre que s'il reçoit un baisé d'une jeune demoiselle. Mais tout ses compagnons sont masculins...pas de chance! Mais qu'à cela ne tienne, la déesse machin chose avait ensorcelé les gens pour qu'un des compagnons se fasse passer pour un homme mais en réalité, c'était une femme!!! Ah ben maudit. J'ai fermé le livre et je n'y retoucherai plus jamais.

Maintenant, on pourrait argumenter que l'auteure avait planifié ça depuis le début, elle avait peut-être même semé des indices ici et là, mais pour moi, je me suis senti trahi, j'avais l'impression de m'être fait emberlificoté joyeusement et c'est malheureusement fini cette auteure pour moi... enfin, pour le moment, car elle avait quand même un potentiel certain. C'est la seule fois que ça m'est arrivé... et j'espère la dernière.

Tout ça pour dire qu'il faut faire attention au lecteur quand on écrit. Si on écrit que pour soi, et bien on peut faire n'importe quoi, ça sera toujours bon. Par contre, si on veut se faire publier, il faut faire un peu plus attention à ce que l'on écrit et s'interroger à savoir si c'est logique ce que l'on écrit, si c'est vraisemblable.

Si on se ramasse dans un cul de sac et physique et psychologique, il faut peut être accepté de revoir une bonne partie de l'histoire pour introduire des avenues possibles à ce cul de sac. Le plan pourrait peut-être aussi être une bonne avenue pour éviter de se retrouver dans cette position.

vendredi 9 juillet 2010

Comment Écrire des Histoires - Premières remarques à chaud

Bon voilà que j'ai terminé la première partie du bouquin de Élizabeth Vonarburg. Celle-ci traite principalement du type de narrateur et de la distinction entre le temps de la narration et le temps de l'histoire.

Ça me rappelait mes bon(?) vieux cours de français du secondaire. Ce qui me fait penser que je dois retrouver mon Bescherelle, car souvent utile dans l'écriture d'histoire.

Bref, après avoir lu cette partie (je reviendrai sur certains points que j'ai trouvé très intéressants), la remarque que je me faisais le plus souvent est: " Est-ce seulement nous qui accordons une si grande importance à ces aspects? Dans le livre de Swift, à moins de ne pas m'en rappeler, ils n'en font jamais mention. Je ne me rappelle pas non plus avoir lu de livre anglophone sur l'écriture où ils faisaient mention de ces aspects (j'avoue que je n'en ai pas lu tant que ça). Par contre, tous ceux que j'ai lu en français ont une très grande partie consacrée à ces aspects techniques.

Donc, la question persiste à savoir si c'est propre à la littérature francophone d'y accorder une si grande importance?

La deuxième question à se poser c'est si ça a en effet une si grande importance. Je dois avouer que lorsque je lit un livre, je ne m'attarde pas à ce genre de chose. De plus, j'ai le plus tendance, instinctivement à écrire au passé avec un narrateur omniscient aligné sur un personnage avec certaine tricherie de temps à autre.

Mais la question que je me pose, autre que les évidences de cohérence du texte et de l'histoire, est-ce que ça fait une si grande différence ou est-ce seulement un exercice de style qui permet de jouer un peu plus avec les motset la façon de raconter une histoire, mais dont le lecteur n'a que très peu conscience?

Je dois avouer que je n'ai pas de réponse à cette question, car comme je le disais, j'ai très peu d'expérience à jouer avec ces choses lorsque j'écris et lorsque je lis, et bien je ne remarque pas ça du tout, car trop pris dans l'histoire. (Voilà pourquoi je détestais les rapports de lectures au secondaire. Non mais, s'arrêter à tous les minutes pour chercher des mots, penser sur la structure de l'histoire, figure de style... ça gâche le plaisir! ;) )

jeudi 1 juillet 2010

Comment Écrire des Histoires

Ah... Depuis le temps que j'entendais parler de ce livre écrit par la grande auteure Élisabeth Vonarburg, je me suis enfin décidé à l'acheter. Je crois que ça me sera utile pour ce blogue qui se voulait avant tout une place pour discuter de la création littéraire. Donc je vais me mettre à lire ce livre et donner ici des résumés et/ou commentaires ou bien lancer des idées de discussion. CAr il n'y a pas une seule façon d'écrire des histoires et il n'existe pas de recettes miracles (quoi qu'en disent certain comme Dean Koontz...lui je dois trouver son guide d'écriture!!!)

Par la même occasion, j'avais acheté il y a quelques temps le livre Techniques of the Selling Writer par Dwight V. Swain. Semble-t-il que c'est la bible pour l'écriture aux États-Unis.

Je crois que je vais lire les deux ouvrages en parallèle et voir comment ils se contredisent ou comment ils s'appuient. J'avais déjà commencer le livre américain et il m'avait semblé plein de bon sens.

À suivre!

Est-ce qu'il y a des gens qui ont déjà lu un de ces livres? Qu'est-ce que vous en pensez?

mercredi 6 janvier 2010

Trouver l'idée créatrice

Loin de moi l'idée de penser que je m'y connais vraiment à fond sur le domaine littéraire ou de l'écriture, mais j'aimerais bien aborder des sujets touchant à l'écriture, partager des réflexions et peut-être même parvenir à donner quelques conseils, qui sait.

Le premier sujet est le sujet le plus fondamental lorsque l'on veut raconter une histoire: Trouver une idée.

Comment trouver une idée qui ferait une bonne histoire? Est-ce que toutes les idées sont bonne à raconter?

À la deuxième question, je répondrais oui. N'importe quelle idée peut faire l'affaire, tout aussi ridicule qu'elle puisse paraître aux premiers abords. Imaginez une instant qu'une personne vous dise qu'elle a une une superbe idée. Écrire un livre de science-fiction, pour adulte, où un des personnages principaux est une fourmi. Eh bien, si on avait découragé cet écrivain en lui disant que l'idée était ridicule, Bernard Weber n'aurait jamais créé son chef d'œuvre.

Donc, toute idée est bonne à raconter. Qu'est-ce qui fait la différence entre une bonne histoire et une mauvaise? Le traitement que l'on en fait, ce que l'on veut raconter, comment le raconter, quelles valeurs y inculquer, les mésaventures, etc. Le traitement pourra être le sujet d'un autre article. En somme, je crois que n'importe quelle idée peut être bonne, tout dépend de ce que l'on en fait.

Et pour répondre à la première question, où trouver les idées? À cela je réponds partout! Des gens autour de vous, des situations dont vous êtes témoins ou que vous vivez, un reportage à la télévision, un film, une chanson, un article de journal. Il faut être attentif à ce qui nous entoure, observer. Je ne crois pas à la divine intervention qui nous donnera l'idée du siècle.

J'ai souvent entendu des gens dire qu'il était important de trainer un cahier avec soi à l'intérieur duquel l'on peut écrire en tout temps. C'est une bonne idée, mais elle n'a jamais fonctionné avec moi. À chaque fois que je me suis décidé à trainer un cahier, je n'ai pratiquement jamais rien écrit dedans.

Pour ma part, je puise souvent mes idées dans les paroles de chansons. Lorsqu'une chanson crée dans ma tête une image forte, souvent ça me donne une idée d'histoire. Et les chansonniers arrivent souvent à créer un monde en très peu de mots.

Exemple de paroles qui m'ont inspiré une histoire?

- All we are is dust in the wind - Kansas
- Mon frère est mort hier au milieu du désert, je suis maintenant le dernier humain de la terre - Cowboys Fringants


Un autre exemple d'inspiration. Je marchais avec ma copine dans les rue, quelques semaines avant Noël. Je regardais les lumières de Noël et tout à coup, je me suis demandé ça venait d'où cette tradition d'accrocher des lumières sur nos maisons. Ça m'a donné l'idée d'écrire un conte de Noël sur la provenance de cette tradition.

Bref, partout, partout, regarder autour de vous. Pour paraphraser un bon film (qui peut malheureusement peut-être trahir mon âge) - Si vous regarder, elles viendront.

Et vous, où puisez-vous vos idées?